mercredi, mai 13, 2009

Comme un soleil qui brille dans mes nuits



J'ai Une amie a appris, grâce à M6 Arte et à Choupinet son copain (dont le tact légendaire n'est plus à prouver) qu'elle avait de la cellulite (déjà c'est moche) adipeuse (encore plus moche).

Vous allez me dire que c'est un pléonasme, de la cellulite adipeuse (ci-après "CA", parce que c'est très moche quand même), mais sachez qu'il existe de la cellulite fibreuse et de la cellulite aqueuse. Bref.

Grace à M6 Arte toujours, (Choupinet le copain n'étant d'aucune aide sur ce point, ça pour pointer du doigts les problèmes toujours premier mais dès qu'il s'agit de trouver une solution y'a plus personne), on sait que pour remédier à la CA, la solution miracle est l'application régulière d'une crème à base de caféine.

Aussitôt, le train de la solidarité féminine s'est mis en branle et très vite j'ai eu en ma possession le fameux classement 2009 des crèmes amincissantes de l'année par un magazine bien connu.

Eh ben sachez que le vainqueur de l'année est Morpho-Slim de Liérac qui contiendrait 10% de caféine contre 5% pour Percutaféine (la référence en la matière parait-il). Par contre, son pouvoir amincissant n'est jugé que "bon", alors que celui de Good Bye Cellulite de Nivea et Slim Success de Lancôme était considéré comme "très bon" l'an dernier.

Bon, je ne vous infligerai pas le test jour par jour d'une de ces crèmes par mon amie, dont les bonnes volontés en matière de régime, sport ou enduisage cosmétiques disparaissent au premier cheese-cake venu.

Mais je me disais que pour un retour, ce serait sympa de partager des informations capitales avec les autres (pas vous ou moi qui sommes des princesses sans CA of course...).

jeudi, mars 05, 2009

Back ou presque

Parce qu'une chanson vaut mieux que de longs discours :

jeudi, février 26, 2009

Ouh là là...

Je t'avais oublié toi... Bon, je reviens bientôt!

Pour patienter, la chanson de la journée :

jeudi, mai 15, 2008

Etre une femme


Quand j'étais étudiante et vivait chez mes parents ma vie était simple malgré mes nombreuses activités extrascolaires.
Sitôt entrée dans la vie active, je me suis vite rendue compte que le temps m'était compté.

Le but est en effet de parvenir à caser dans un planning de 24h00 les obligations professionnelles, les questions d'intendance personnelle, l'amoureux, les amis et réussir malgré tout à se garder du temps pour soi, selon le dogme érigé par les magazines féminins.
Je me suis ainsi souvent retrouvée à chuchoter un "je t'aime" à Choupinet sur le téléphone fixe, tout en me préparant pour une réunion avec un client et tentant de joindre le plombier de mon téléphone portable.

Les premières années se sont bien passées, Shiva est devenue mon modèle, mais j'ai réalisé au fil des années combien cela devenait difficile : le travail m'a pris de plus en plus de temps et je me suis retrouvée malgré moi à ne plus voir régulièrement que les amis proches, à n'être plus capable de prévoir de sortie en semaine, le vendredi soir étant irrémédiablement considéré comme "soirée morte" pour cause d'épuisement, à acheter mes vêtements sur internet etc.

Malgré cela, je n'ai jamais pensé devoir avoir un jour à choisir entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle, soit entre avoir une carrière et une vie de famille. Il faut dire que j'avais autour de moi plusieurs exemples que certes c'était difficile et demandait une excellente organisation, mais que c'était possible.

Encore faut-il qu'on ait le choix.

C'est parfois insidieux, comme cette amie dont les collègues faisaient un bilan informel et impromptu de la journée chaque soir après 19h00, quand elle devait récupérer son enfant à la crèche, et prenaient souvent des décisions stratégiques à cette occasion.
C'est souvent plus direct, comme cette collègue qui ayant appris sa grossesse surprise quelques mois avant son détachement à l'étranger, en informe par courtoisie son patron tout en l'assurant que cela ne change rien pour elle, qu'elle est tout autant motivée et prête à accoucher à l'étranger, pour se voir répondre que "pour son bien", il est préférable que son enfant naisse en France et que son détachement soit repoussé à plus tard.
Et c'est en tous les cas extrêmement triste, comme cette autre collègue qui renonce à avoir un autre enfant, n'ayant pas le temps de voir grandir le premier.

Et quoi qu'on dise, quelle que soit l'évolution de la société, cela n'est pas prêt de changer du moins dans le milieu dans lequel j'évolue. Preuve en est cette remarque ironique de mon patron sur mon prochain mariage alors que je déclinais son invitation à participer à une manifestation extra-professionnelle un dimanche après-midi prétextant il est vrai une obligation familiale.

Je n'ai jamais été particulièrement féministe ou revendicatrice, j'ai toujours su que quoi qu'il arrive, si je voulais réussir dans ma profession, je ne pourrais prétendre à des horaires normales et que je devrais être particulièrement souple et organisée.
Je suis prête à travailler deux fois plus s'il le faut pour prouver ma motivation et arriver à mener de front, certes avec des sacrifices, ma vie professionnelle et une vie de famille.

Mais par pitié, qu'on me laisse le choix.

jeudi, décembre 14, 2006

Ne la laisse pas tomber

Hier, j’ai dévoilé à Choupinet les messages cachés derrière les photos des publicités, et qui nous sont destinés, à nous les fâmmes.

Bon, j’avais déjà eu l’occasion de le faire, lorsque je lui avais fait réaliser que dans les catalogues de vêtements, les mannequins posant pour les vêtements de grossesse portaient systématiquement une alliance.
De préférence bien en évidence, la main amoureusement posée sur le (faux) ventre.


Mais hier, je suis allée plus loin, et ce en faisant entrer un magazine féminin dans notre doux foyer.

Et pas n’importe lequel hein, pas un p’tit tendre genre "les magazines de filles pour les nuls", non non, j’ai apporté le petit livre rouge de l’avenue Montaigne, l’ayatollah de la mode parisienne, la Pythie du Carrousel du Louvre.
J’ai ramené "Elle"

Vous savez, "Elle", le magazine qui nous affirme que le caleçon honni de notre adolescence, devenu pour toute une génération le symbole absolu de la bobonisation et du "surtout jamais ça", est maintenant feushion car il s’appelle "leggings".
Et que nous on y croit (euh presque...).

Bref, alors que je lisais "science et vie" (ou que je surfais sur Marmiton, passons), Choupinet s’est plongé dans ce magazine hautement sociologique qui trainait sur la table.

Le temps passait, et je le sentais de plus en plus surpris, perplexe, et même troublé.

Bonne fille, je me suis intéressée aux émois qui le traversaient, ce qui a donné lieu à la conversation suivante :

- Que se passe-t-il on Choupinet???

- Rien, c’est juste que là, dans ton magazine, les filles dans les pubs, elles ont 12 ans, non?

- Attends, fait voir : ah non, pas forcément, disons que l’agence de pub s’est juste un peu endormie sur Photoshop.

- Quoi? Photoshop? Ce que j’utilise pour faire les bannières qui tuent de mon site adoré?

- Oui, bah accessoirement, ça sert aussi à transformer Geneviève Boudin en Claudia Schiffer. On voit ça notamment au blanc de l’œil, qui devient plus blanc que blanc.

- Mais regarde cette pub là, la fille ultra sensuelle, dans une pose digne du sex-shop du quartier (NDLR, oui, il est sympa mon quartier), elle a bien 12 ans quand même...

- Là? Oui, elle doit être assez jeune. Le truc pour distinguer une fille très jeune des autres, c’est de regarder les genoux.

- Ah oui?

- Sauf s’il y a eu un coup de Photoshop là aussi...

- Et ils pratiquent aussi le bon vieux copier/coller, parce que là, je ne me trompe pas, c’est bien la même qui fait les 15 pubs suivantes...

- Non, là c’est spécial. C’est Kate Moss.

- Et????

- Et elle a pris de la coke, et depuis elle symbolise la résistance modesque. C’est le Jean Moulin des podiums.

- Bon, et celle-là, Photoshop ou pas, avec tous ces cheveux, elle est pas super jolie non?

- Elle c’est particulier aussi.

- Hem hem???

- Papa est premier ministre.

- Et puis quand même, tes filles là, elles sont pas non plus super grosses.

- D’abord, "Elle" ne dira jamais "grosse" mais "ronde" ou éventuellement "pulpeuse". Et une fille pulpeuse selon "elle", c’est Monica Bellucci.

- Menfin, si on dit que Monica Bellucci est grosse alors on pourrait dire que...

Là, Choupinet m’a regardé de haut en bas et la conversation s’est arrêtée net.

Mais je crois qu’il a enfin compris la pression qui pesait sur nos frêles épaules à nous, les fâmmes, et pourquoi je cédais au marketing des crèmes qui repoussent les rides de l’intérieur (c’est concept), persévérais à acheter des yaourts 0%, mais, dans un élan soudain de lucidité, finissais par manger des Oréos, mal-coiffée en sweat-shirt sur le canapé.

jeudi, juillet 20, 2006

When I'm 64


Peter Quand j’étais petite, je pensais que je grandissais d’un coup à l’heure précise de mon anniversaire: j’étais persuadée de sentir mes os s’allonger, ma peau s’étirer et la sagesse m’envahir. Après coup, je trouve que c’était un bon moyen de limiter les accès de peur de grandir, de l’avenir, tout ce qu’on veut, à une seule journée.

Bien sûr depuis j’ai réalisé que la seule chose qui poussait subitement, c’était mon gras des fesses quand j’avais croisé le chemin d’Oréos, et qu’il fallait que je m’habitue à l’idée de grandir progressivement jusqu’à devenir une adulte.

C’est comme ça que, jusqu’à récemment, j’étais persuadée de n’en être pas encore vraiment une, d’adulte.

Bon ok, vous allez me dire (même si c’est pas super sympa…) que j’en ai bien l’âge, mais je crois que j’avais un peu occulté les évolutions de ma vie: D’accord j’ai un boulot fixe, mais après tout, on peut considérer ça comme un stage de (très) longue durée... Certes, y’a un homme qui habite chez moi, mais ça s’est fait naturellement, sans vraiment avoir de conversation sérieuse sur notre relation, son évolution... Ok, on va être copropriétaires, mais c’est juste parce que c’est plus intéressant, et puis c’est un peu comme pour le canapé qu’on a acheté ensemble en un peu plus gros...

Je n’étais pas non plus pressée d’évoluer: je n’ai pas de plan de carrière hormis "fais bien ton boulot et tu ne seras pas embêtée" et "si je ne m’amuse plus, je change"; Sur le plan personnel, je n’ai jamais pleuré devant Mariée Magazine ou couiné "j’en veux un" devant un nourrisson.

Mais voilà, avec l’âge avançant, j’ai dû admettre que je commençais à être une adulte, avec une vie d’adulte.

Oh, ça n’est pas venu tout seul comme pour certains, par exemple en voyant mes amis évoluer de leur coté, ou simplement en regardant le calendrier.
Non, le déclic s’est fait de façon plus pragmatique, plus sournoise: le banquier nous a imposé, à Choupinet et moi, d’avoir un compte joint.

Ca n’a l’air de rien un compte joint, des tas de gens en ont. Pourtant, ça m’a fait un choc.
Sur le coup, je me suis auto-rassurée, en me disant que ça ne changerait rien, qu’on serait toujours aussi foufous, et pour me convaincre, je me suis aussitôt habillée en baggy et mise à parler en langage SMS.

Bon, j’ai été bien ridicule (le langage SMS surtout...) et il faut être honnête, depuis je sens une différence: j’écoute Europe 1 au lieu de Ouï FM le matin (enfin ça, c’est pas forcément un choix, mais la vie de couple est faite de compromis), je ne pense plus au suicide si je ne sors pas un samedi soir, j’ai remisé mes fidèles Clarks derrière mes chaussures à talons, je classe mes relevés de banque, mes recettes pour-quand-j’ai-des-invités ne se limitent plus aux pates carbonara et à la tartiflette, j’envisage d’acheter une vraie voiture, je m’intéresse à l’équipement de ma cuisine aménagée...

Je sais bien qu’il y a des trucs qui ne changeront jamais: ma mère continuera à me rappeler de payer mes impôts, je ne dirai jamais des trucs tels que "je suis femme depuis que je suis mère", je préfèrerai toujours même Buffy contre les vampires à un débat politique ou à un documentaire sur l’économie marxiste, je glousserai toujours au restaurant avec mes copines, je ne repasserai pas mes draps, je continuerai à acheter des vêtements que je ne porterai jamais...

Mais quand même, la vie adulte, ça fait peur, on a l’impression que d’un coup, on doit être toujours sérieux, et éliminer toute spontanéité, légèreté. Je sais, ce n’est pas obligatoire ni inéluctable, mais il va falloir faire attention...
Je n’aimerai pas trahir celle que j’étais.



P. S. : tout ça pour un compte joint!!!

dimanche, mai 28, 2006

Béa von Colmar !!!


ArghConscience : Bon alors, c’est fini le blog? Il est parti au paradis des résolutions non tenues, avec la collection de timbres, le "j’aurais une vie plus saine", l’inscription au cours de danse biélorusse???

Béa : Non, non, c’est juste que cette année, c’est un peu la course, j’étais à Toulouse pendant 4 mois, et maintenant à Colmar pendant 2 mois…

Conscience : Mais c’est quoi cette excuse ridicule?!!! Pourquoi pas "j’avais piscine" non plus… Oh, y’a pas Internet là-bas? Et tu ne rentres pas à Paris les week-ends?

Béa : Bah oui, mais les week-ends j’essaie de voie ma famille, mes amis, Choupinet… Et puis on prépare le déménagement…

Conscience : C’est ça, fait-moi le coup du "ma vie est trop intense, elle n’est pas que virtuelle". D’abord ton déménagement, il est fin août, et pour emballer 3 cartons, je pense que si tu commences disons fin juillet, au rythme d’un carton par semaine, ça devrait aller.

Béa : Mé… heu…

Conscience : Je la connais moi la vérité. Tu n’as plus rien à dire oui… la panne sèche… plus une idée… plus rien… Tu es vide, sans intérêt…

Béa : Ouais euh bon, ça va là. Il va se calmer le Jiminy Cricket à la petite semaine… On garde son agressivité pour soi... C’est facile de critiquer, sans jamais être constructif. Ah, ça se gausse quand je rate la piscine un week-end, mais ça peut faire combien de longueurs en ½ heure hein?
Donc on reprend, j’ai une mission professionnelle passionnante mais très prenante, qui m’a emmenée à Toulouse puis en ce moment à Colmar, je découvre le bibeleskaas et le pinot noir, tout ça devrait finir le 30 juin, et là, on va voir ce qu’on va voir, je serais drôle, piquante, cynique, émouvante, j’écrirais des notes d’une profondeur sans égale, la galaxie des blogs chantera mon retour… enfin j’me comprends. Compris?

Conscience : Oui oui, désolée, j’voulais pas te fâcher. Je vais faire un tour à la piscine moi, m'entraîner un peu…

Béa : Pss, maintenant qu’elle est partie… Au secours, j’ai pu rien à dire, plus d'inspiration, le trou noir… Z'auriez pas des idées????